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Un atelier de soierie

Sur la côte de Jade
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Je suis Marie-Dolorès

Je confectionne avec soin et passion des articles qui vous apporteront des notes de poésie et de bien-être au quotidien

L'appel de la Côte de Jade

Par un après-midi d’hiver sur la plage des Pêcheries, j’ai pris la décision de m’installer sur la Côte de Jade. Quand j’y repense, c’est à cet instant qu’a commencé le processus de ma reconversion.

Comme le ver qui choisit un emplacement pour son cocon afin d’y devenir chrysalide, puis papillon. Moi j’ai quitté mon poste de manager dans un grand groupe pétrolier Français après 35 ans de carrière. Je me suis formée pendant presque 1 an pour créer mon entreprise artisanale.

Des soies façonnées à la main

Dans mon atelier de St Michel Chef Chef (fief des galettes du même nom), je sélectionne avec passion des soies façonnées en France, en Europe ou au Japon. Je vous propose également des articles choisis autour de la soie, que d’autres entreprises fabriquent en privilégiant quand c’est possible, les artisans comme moi.
Cette matière somptueuse, bienfaisante, tellement variée et dont l’histoire est passionnante.
Cette passion, ce plaisir, je souhaite vous les transmettre.

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La sériculture c’est quoi ?

D’après une légende chinoise
La soie fut découverte vers 2700 avant J.-C. par l’épouse du prince Hoang-Ti, lorsqu’un cocon tomba dans sa tasse de thé et que, voulant l’en retirer, elle déroula le fil.
La sériciculture
Élevage du ver à soie, ne se diffusa d’abord qu’en Chine, et son secret était jalousement gardé.
Je ne vous ferai pas un cours d’histoire !
Mais c’est grâce à Alexandre Le Grand, qui fonda plusieurs cités qui servirent d’étapes aux marchands itinérants sur ce qui devint la Route de la soie, que celle-ci se diffusa dans toutes les cours d’Europe. La France en concurrence économique avec l’Italie, la soie étant très en vogue, créa son propre bassin de production, d’où les magnaneries, les filatures, M. Jacquard et son métier à tisser etc…

Avant la soie, il y a le fil, et avant ?

La soie vient pour l’essentiel de la production du cocon de la chenille d’un papillon : Le Bombyx.
Mory ou Bombyx du Murier. C’est un papillon d’élevage issu de croisements, il n’existe pas à l’état sauvage. Son élevage s’appelle la Sériculture.

Ce papillon se nourrit exclusivement des feuilles du murier blanc, cultivé sous forme arbustive dont on cueille les feuilles.

Des papillons sont sélectionnés pour la reproduction, dès la sortie du cocon l’accouplement se fait dans la journée, un mâle peut féconder jusqu’à 10 femelles, et chaque femelle pondre jusqu’à 800 œufs qui ont la grosseur d’une tête d’épingle.

Les chenilles vont se développer à l’abri pendant 1 mois à 20 ° sous une surveillance constante, pour multiplier son poids à l’éclosion par 10 000 et atteindre jusqu’à 10 centimètres de taille. La dernière semaine une chenille mange environ 3 feuilles par jour. Puis elles s’arrêtent de manger pour construire leur cocon, elles vont se caler dans des claies aménagées et se mettre à filer leur cocon en produisant une soie semi-liquide qui se solidifie à l’air et forme un filament continu. Ce dernier peut mesurer jusqu’à 1,5 km.

D’autres insectes produisent de la soie, par exemple à Madagascar, la soie provient du Landibé (ver indigène) ou de l’araignée à soie qui construit d’énormes nids ; cette soie alimente des manufactures locales.

La filature

C’est la filature qui permet de transformer le cocon en fil de soie.

La première étape ou dévidage

consiste à dérouler le fil. Pour cela, les cocons sont plongés dans de l’eau très chaude (environ 50 °) afin de ramollir la séricine, sorte de colle naturelle produite par le ver à soie et qui forme une pellicule en surface. 0n attrape et déroule le fil du cocon pour obtenir un fil de soie brute.

L'étape du moulinage

Les fils de plusieurs cocons (de 4 à 14), sont assemblés en leur donnant une légère torsion. La diversité des torsions permet d’obtenir différents aspects au fil et aux tissus qui seront fabriqués avec. C’est cette étape qui rend le fil de soie si solide.
Ces deux premières étapes sont faites dans les pays producteurs de soie. De nos jours, la production de fil de soie se fait dans une cinquantaine de pays, majoritairement en Asie.

Le travail de la soie aujourd'hui

Pour les étapes suivantes, il y a des fabricants Européens, Français et Italiens en tête, cela tient à notre histoire.

En France, dans la région de Lyon, le tissage de la soie est une activité dynamique qui continue d’innover pour créer de nouvelles variétés de tissus. Des écoles spécialisées dans les métiers de la création, du tissage, de l’ennoblissement, de l’impression proposent des formations du BTS aux diplômes d’ingénieur.

le tissage

Autant de techniques de tissage que de tissus.
Le tisseur sur le métier à tisser va réaliser un entrecroisement entre les fils de chaîne dans la longueur et les fils de trame dans la largeur. Une navette, petit élément du métier à tisser, effectue les va-et-vient pour croiser les fils.

La création

Concevoir un motif textile nécessite bien sûr de la créativité. De nos jours ils se font principalement sur un logiciel d’infographie.
Cette étape permet de créer des imprimés pour la mode ou la décoration intérieure, mais aussi des monogrammes et des compositions graphiques plus complexes.

L'ennoblissement

L’ennoblissement est l’étape finale du processus de fabrication de la soie.
Il regroupe toutes les opérations qui interviennent après le tissage et qui permettent de donner à la soie son aspect définitif et à nul autre pareil.
Après être passée par l’étape de décreusage, qui consiste à enlever la séricine présente sur le fil, l’étoffe de soie obtenue est souple, brillante et réceptive aux produits colorants. Elle peut alors être soumise à des teintures, impressions, dessins sur soie ou apprêts qui lui donneront son toucher final et inégalable.

L'impression

Il existe aujourd’hui de multiples procédés d’impression textile : numérique jet d’encre, rotative, au cadre plat…

Je vais vous parler particulièrement de la technique d’impression “au cadre” qui est un savoir-faire d’exception que j’ai eu la chance de voir lors du dernier salon “Silk in Lyon” fin 2019.

Cette technique au service du luxe et du haut de gamme. Elle est aussi appelée impression « à la Lyonnaise ». Cette méthode a été perfectionnée à Lyon dans les années 1850.

C’est un procédé d’impression sérigraphique qui nécessite de longues tables chauffantes, pouvant aller jusqu’à plusieurs dizaines de mètres. Le tissu, dont la laize (largeur totale du tissu) peut aller jusqu’à 160 centimètres, y est placé et des cadres plats sont posés successivement. Un cadre est égal à une couleur et la superposition de ces couleurs permet d’obtenir le motif final impeccable, imprimable en répétition, parfait aussi bien au recto qu’au verso .

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